samedi 10 janvier 2015

BULLETIN BRETAGNE-GALICE N° 32 - JANVIER 2015.


COMITÉ
BRETAGNE-GALICE

 
Kevredigezh Breizh-Galiza
Asociación Bretaña – Galicia
                Bulletin N°32 – Janvier 2015
Siège : Mairie de Mur de Bretagne – 22530.
Adresse postale : 3 Rue Yves de Kerguélén – 56000 Vannes. Téléphone : 02.97.40.72.40.
Site: www.bretagne-galice.com          Courriel: bretagne.galice@gmail.com

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Bonne année !

  Bloavezh Mat !

    ¡ Próspero año  nuevo !

         ¡ Feliz aninovo !

Sonneur figurant sur un azulejos du Palais du roi Sancho à Valldemosa
Gaitero en el Palacio del Rey Sancho en Valldemossa (Mallorca).

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     NOTRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE:
Notre assemblée générale s'est tenue le 30 novembre 2014 en mairie de Mûr de Bretagne où elle a été accueillie par Louise-Anne Le Gac et Philippe Remaud, co-présidents du Comité de Jumelage Mûr-Sarria.
L'assemblée a débuté par le traditionnel tour de table au cours duquel chaque Comité expose ses activités et projets.
Les activités ont été présentées dans nos bulletins successifs. Nous aborderons ci-après les grands thèmes communs aux Comités et reportons les informations plus spécifiques à la rubrique "Vie des Jumelages":
* Echanges scolaires: les contraintes administratives, la responsabilité croissante des enseignants incitent ceux-ci à s'adresser à des organismes privés. Les restrictions budgétaires n'arrangent rien. Afin de faciliter les échanges il est rappelé qu'une association des professeurs d'espagnol de Bretagne s'est constituée dans le cadre du programme Comenius Regio auquel notre Comité a été associé. Notre secrétaire, Agnès Le Lay, est d'ailleurs membre du conseil d'administration de cette association.
* Transports: les Comités notent le renchérissement des coûts des voyages et déplorent la disparition de la ligne Saint Nazaire-Gijón ce qui constitue un mauvais coup pour les échanges. Lire par ailleurs une analyse et nos propositions pour développer les relations martimes et aériennes entre nos deux régions.
* Finances: Anne Levesque présente la situation financière qui est adoptée à l'unanimité.
* Réunification de la Bretagne: l'AG donne son accord pour soutenir, tout en demeurant dans un cadre strictement culturel, les actions de Bretagne Réunie.
* Conseil d'administration : Le Conseil d'administration et le bureau sont reconduits.
 
Un album avec les chanteurs Peio Serbielle, Gilles Servat, Karen Matheson et des enfants de Diwan et d'une école basque.
40 élèves du collège Diwan de Vannes et de l'école immersive Ikastola Zurriola, de Saint-Sébastien, dans le Pays Basque espagnol ont participé à une aventure musicale inédite: enregistrer un album à plusieurs voix et en cinq langues: français, anglais, breton, basque, gaélique. Un hymne aux langues minoritaires d'Europe réalisé par le chanteur basque Peio Serbielle, Gilles Servat et l'Écossaise, Karen Matheson.
Une vraie satisfaction tant pour les collégiens qui sous la houlette de David Le Gal, professeur de musique et de breton, ont répété pendant quatre mois tous les jours, que pour les initiateurs du projet. Lequel remonte à 2004 lorsque Peio Serbielle est incarcéré pour avoir hébergé de soi-disant membres de l'ETA. En 2006 il rencontre Gilles Servat à Auray et ils décident de travailler ensemble. Gilles apprend des chansons en basque, contacte Karen Matheson, les textes de Peio Serbielle sont traduits par Gilles Servat en breton et par Karen Matheson, en gaélique, en anglais. " "C'est toujours un grand plaisir de chanter avec les enfants. Je prends ça comme une récompense pour mon travail. C'est un vrai bonheur de les entendre chanter breton. À mon époque, lorsque j'ai commencé à chanter, personne ne pouvait imaginer que des enfants pouvaient chanter en breton. C'est un disque émouvant, les paroles sont belles, Peio chante la beauté de toutes les cultures" dit Gilles Servat toujours comblé lorsqu'il s'agit de chanter avec des jeunes.
Vous pouvez visionner le premier titre sur https://www.youtube.com/watch?v=2CLI-Z-sixs
Le CD a été édité par Coop Breizh (19 €). Une part du bénéfice sera reversée au réseau des écoles Diwan.

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                        "TORRE DE BREOGHAN" DANS LES BACS:

 
Après deux ans de travail avec l'Orchestre Symphonique de Galice, Luar na Lubre présentait le 21 juin  à l'Opéra de La Corogne, sa symphonie "Torre de Breoghan".
L'œuvre évoque un moment épique de la culture celte en l'occurrence l'invasion galicienne en Irlande. L'histoire est inspirée du livre "Leabhar Ghabhala Eirean" (Livre des invasions) un ouvrage exceptionnel de la tradition orale irlandaise transcrite par les moines au XIe siècle. Il relate les différentes invasions qui se sont succédées en Irlande (l'ile d'émeraude), la dernière étant celle des Milésiens qui depuis la ville de Brigantia (actuellement La Corogne) partirent à la conquête de l'ile après que Ith, fils du chef Breoghan, l'eut aperçue du haut de la Tour d'Hercule. Combats, druides, sortilèges, se confondent dans cette merveilleuse épopée où musique et effets visuels se confondent pour le plus grand plaisir des amateurs de musique et de fantastique au cours de ce voyage mythique dans le temps.
Et depuis ce 2 décembre, chacun peut l'écouter et la visionner grâce à un double CD et un DVD.

    Les Celtes : mythe ou réalité ?
Deux ouvrages récents remettent en cause certaines idées, largement répandues, concernant les Celtes de l’Antiquité. Qu’on y adhère ou pas, les thèses qui y sont développées risquent de faire du bruit…
L’Armorique ne serait pas une terre celtique !
Pour Jean-Louis Brunaux, les Celtes n’auraient pas existé en tant que tels. Dans son ouvrage Les Celtes. Histoire d’un mythe (1), ce grand spécialiste de l’Antiquité gauloise rappelle que ce sont les Grecs établis sur les côtes de la Méditerranée occidentale qui, les premiers, emploient le terme de “Celtes” pour désigner des peuplades de l’intérieur avec lesquelles ils avaient des échanges commerciaux. Mais, dans les textes grecs, ce terme voisine avec d’autres noms de peuples tels que les Aquitains, les   Ligures ou encore les Ibères. Par la suite, César, qui établit des distinctions entre diverses tribus gauloises, n’emploie qu’une seule fois le mot “Celtes” dans sa Guerre des Gaules. Après la conquête romaine, il faudra attendre le XVIIè siècle pour voir ce terme réapparaître dans la littérature.
On savait que les tribus gauloises ou, plus largement, les peuples que l’on a qualifiés de “celtes” n’ont jamais formé une seule et même entité politique ; mais Jean-Louis Brunaux va encore plus loin en considérant que les peuples dits “celtes” sont une vue de l’esprit, ou plutôt une invention relevant de l’instrumentalisation idéologique. Si le terme “celte”, qui avait disparu de la littérature depuis César, ressurgit au XVIIè siècle, cela correspondrait à la nécessité, pour des nations alors en formation, de “s’inventer” des origines. Selon Jean-Louis Brunaux, les faux poèmes “celtiques” de l’imaginaire barde Ossian, inventés par l’Ecossais Macpherson au XVIIIè siècle, auraient contribué à diffuser plus largement encore la supercherie sur une civilisation européenne prétendument celte. Brunaux en rajoute en évoquant les travaux – quelque peu délirants – des celtomanes français du XIXè siècle qui tentèrent de recréer une langue celte primitive à partir de divers idiomes européens et qui imaginèrent, de toutes pièces, des lieux arthuriens en petite Bretagne. En fait, J.L. Brunaux dénonce un certain “celtisme” idéologique qui aurait regroupé, sous le terme générique de “celtes” des peuples de cultures différentes.
 Quant à Yannick Lecerf, chercheur au CNRS et conservateur du patrimoine, il affirme, dans La Bretagne préhistorique (2) que les Celtes n’ont jamais habité la Bretagne ! Pour lui les Celtes ont tout bonnement contourné l’Armorique. Il en veut pour preuve le fait que, contrairement à de nombreuses autres régions d’Europe, on n’ait retrouvé aucun monument celtique en Bretagne. Si l’on en croit cette affirmation, les stèles de l’âge du fer, dites “gauloises”, que l’on trouve en abondance partout en Bretagne, pas plus que les oppida armoricains (Huelgoat, Le Folgoët, Cap-Sizun, Paule…), ne seraient “celtiques” à proprement parler… Voilà qui risque de déclencher une belle polémique… Yannick Lecerf aurait-il hérité du tempérament querelleur que l’on attribue… aux Gaulois ?!
Migrations ou acculturation ?
Quoi qu’il en soit, il est certain que la définition de la culture celtique pose un véritable problème aujourd’hui. Si l’on ne retient que le critère d’une langue vernaculaire, cette culture n’est attestée, sur le plan linguistique, par les sources romaines, qu’entre le Rhin et la Garonne ainsi que dans les îles britanniques. La péninsule ibérique et l’Italie seraient alors exclues de la zone “celte”.
On considère généralement la région de Hallstatt, en Autriche, comme le berceau de la culture celtique. Entre 1000 et 500 avant notre ère, il s’y est en effet développé une civilisation originale caractérisée, notamment, par ses “tombes à char” et des objets d’orfèvrerie très travaillés. Cette culture de Halstatt se serait répandue dans une partie de l’Europe, soit par des mouvements de population – une expansion territoriale – ou simplement par un phénomène d’acculturation ayant touché les populations voisines qui se seraient mises elles aussi, par exemple, à construire des oppida. On en trouve en Allemagne du sud, en Suisse et dans l’Est de la France.
On distingue par ailleurs une seconde étape de la culture celte avec la période dite de la Tène, du nom d’un site archéologique fouillé en 1857 près de Neufchâtel en Suisse. Au cours de ce second âge du fer, plus rural et moins porté sur l’ornementation, la culture celtique – par migration ou par acculturation – s’est diffusée, vers le Vè siècle avant notre ère, en Bohême, en Champagne, au Luxembourg… De là, cette culture se serait étendue plus loin encore, dans toute la Gaule et jusque dans les îles britanniques, mais pas forcément par le biais de déplacements massifs de populations. De la même façon, de nos jours, la plupart des peuples européens subissent largement l’influence de la culture américaine sans que des foules d’Américains se soient installées en Europe. Il est donc possible que plusieurs peuples ayant adopté la culture celtique – et peut-être même certaines tribus gauloises – n’aient jamais été celtes à l’origine.
 Qu’on la qualifie de celtique ou pas, on ne peut nier que cette culture ait dominé une très large partie de l’Europe, avant de se romaniser dans les premiers siècles de notre ère. On peut aussi considérer, comme Tolkien, que les Celtes sont “un sac magique dans lequel on peut mettre ce que l’on veut et d’où peut sortir à peu près n’importe quoi”. Mais, après tout, tant que ce “n’importe quoi” relèvera davantage d’un excès d’imagination que d’une instrumentalisation au service d’idéologies extrémistes (3), ce n’est peut-être pas si grave ! Quant à l’entreprise de “déceltisation” entreprise par Jean-Louis Brunaux et Yannick Lecerf, chacun en pensera ce qu’il veut…
* Jean-Louis Brunaux, Les Celtes. Histoire d’un mythe, Belin/Histoire, 23 €
* Yannick Lecerf, La Bretagne préhistorique, Skol Vreizh, 27 €.
*  Plusieurs groupuscules radicaux d’extrême droite arborent des symboles pseudo-celtiques revisités à la mode nazillonne. Ces nationalistes ignorent probablement que les Celtes n’ont jamais constitué une “nation” !
                         Claude Le Menn
UN LIVRE SUR LA TOPONYMIE GALICIENNE D'ORIGINE CELTE:
Fernando Cabeza Quiles vient de publier un livre de 500 pages "A toponimia celta de Galicia" (Editions Toxosoutos ) qui établit le lien entre la toponymie galicienne et celle des autres pays européens où vécurent les celtes.
Il y donne quelques exemples:
* Cambados peut être rapproché de Cambridge car le nom évoque des méandres de rivières,
* Deva (nom de deux rivières qui donnent dans le Miño) est à relier à l'écossais deen (Aberdeen).
S'agissant de Maeloc, d'origine galloise ayant fui les saxons et arrivés sur les côtes galiciennes, évêque de Bretoña, il estime qu'il serait le même que Maelog né en Ecosse en 500 environ avant de se fixer au Pays de Galles.
Quant aux premiers habitants de La Corogne, les "Brigantinos", ils auraient des origines des Alpes centrales: Brigantinus Lacus aujourd'hui lac de Constance.

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DES COURS DE CULTURE GALICIENNE POUR ETRANGERS:
Alemaña, Croacia, Francia, Polonia, Romanía … e mesmo China, este cuadrimestre foron arredor de 40 as mozas e mozos que chegados de diferentes lugares da xeografía mundial aproveitaron a súa estancia en Galicia para coñecer máis de preto a lingua e a cultura do destino que elixiron para realizar as súas estadías internacionais. Falamos do alumnado internacional que participou este cuadrimestre no Curso de Extensión Cultural para o alumnado estranxeiro, unha actividade organizada dende a Área de Normalización Lingüística e que este ano, por primeira vez, se levou a cabo nos campus de Vigo, Ourense e Pontevedra.
Ils viennent d'Allemagne, de  Croatie, de Pologne, de Roumanie, de Chine (!) et ... de France !
Qui ? Une quarantaine d'étudiants avides de mieux connaitre la langue et la culture galicienne lors de stages organisés par l' Área de Normalización Lingüística pour la première fois cette année sur les campus des Université de Vigo, Ourense et Pontevedra.
Les rudiments de la langue, les traditions, la littérature du Rexurdimiento, l'oeuvre de Castelao et celle des auteurs contemporains comme Manuel Rivas,  mais aussi des visites culturelles sont quelques exemples des thèmes abordés au long des 75 heures de ce stage qui est "un moment enrichissant qui aide à créer un lien magnifique et  durable  avec la Galice" estime María Ferandez, professeure et organisatrice du stage.
Par ailleurs, selon le Centro de Estudos Galegos et la Secretaría Xeral de Política Lingüística, la langue et la culture galiciennes sont enseignées dans trente sept universités de par le monde.  Mais la Bretagne doit être située dans une autre galaxie …

EN SAVOIR PLUS SUR LA GALICE:
Située sur la cime du mont Gaias, dominant Saint-Jacques-de-Compostelle, la Cité de la Culture est conçue comme un pôle culturel de grande envergure, dédiée à la connaisssance et à la créativité contemporaine.
Réalisée par l'architecte Peter Eisenmann, elle accueille les expressions culturelles de Galice, d'Espagne, d'Europe et d'Amérique latine. Et se veut lieu de rencontres pour l'échange des idées et expériences. L'ensemble architectural mêlant ruelles et placettes configure un lieu idéal pour la réflexion, le débat et l'action.   https://www.cidadedacultura.org/es  Le site est en galicien, espagnol et anglais …


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LA VIE DES JUMELAGES:

QUIMPER-OURENSE: "DES PROJETS A FOISON" (OUEST-FRANCE).

En effet les échanges entre les deux villes (et Quimper est la plus grande ville bretonne ayant un jumelage actif avec la Galice), ne manquent pas. Au bilan 2014: la venue d'une stagiaire qui a travaillé sur l'organisation administrative de nos collectivités locales et organisé notamment un séjour de jeunes à Parada Do Sil en août ainsi que le jumelage de centres sociaux, les échanges entre lycées hôteliers qui se poursuivent (lycée Chaptal- Villa Marin) ainsi que des contacts avec l'Université de Vigo (Campus d’Ourense ) dans le domaine de la biologie appliquée aux techniques de l’alimentation. Et aussi la participation aux salons gastronomiques Xantar et au salon des "Crêpes du monde", la reconduction des échanges entre les galeries marchandes de Ponte Vella et Glann Odet, un projet de promotion mutuelle des deux Offices de Tourisme. Lors d'un voyage en novembre, la délégation du Comité a rencontré un cinéaste italien, Simone  Saibene, qui a réalisé un film sur Ourense "Nueve ondas" (voir ci-dessous). En 2015, il y aura une participation aux championnats d'athlétisme d'Ourense. La constitution d'un Comité de Jumelage est en cours après contact avec celui d'As Pontes. Problème: trouver des lieux de stages (prácticas) pour les stagiaires des deux villes.
Le Comité quimpérois compte 130 adhérents. Il organise des projections de films, des apéro-langue, des ateliers-cuisine, des cours d'espagnol (180 € l'année). Il tient un blog http://ourensequimper.blogspot.com

"9 ONDAS": à la frontière de la Galice et du Portugal, un homme oublie ses souvenirs en buvant l'eau d'une fontaine: ainsi commence une quête vers sa véritable identité.
C'est le premier long métrage du réalisateur italien Simone Saibene auteur de nombres de documentaires et courts métrages et premier film galicien produit en crowfunding (financement participatif), financé par 232 personnes à hauteur de 22.000 €. Il est entièrement tourné dans les provinces de Pontevedra et d'Ourense.
C'est à la suite de la visite du Comité de Jumelage Quimper-Ourense que s'est produite la rencontre entre les quimpérois et le réalisateur. Jean-René Dagouat, président du Comité, a invité Simone Saibene à présenter son film lors du Festival de ciné espagnol organisé par le Comité en mars prochain.

UNE EXPOSITION SUR LES RÉFUGIÉS ESPAGNOLS:
Le comité de jumelage Quimper Orense présente,  jusqu’au 10 janvier, dans les locaux du Conseil Général une page méconnue de notre histoire, celle des 4.000 réfugiés espagnols, établis dans le Finistère durant et après la guerre civile espagnole. Réalisée par l'association MERE29 présidée par Gabrielle Garcia, elle retrace plusieurs panneaux l'histoire de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants mise en lumière par des photos et témoignages émouvants.
L'exposition a été inaugurée par Jean-René Dagouat, président du comité de jumelage, et Nicole Ziegler, conseillère générale.
Le premier panneau retrace les événements qui vont conduire à la guerre civile. En février 1936, le Front Populaire gagne les élections. En juillet, le général Franco fait un coup d’État. La guerre civile s’installe en Espagne. Elle va durer presque trois ans. Trois vagues de réfugiés vont parvenir en Bretagne. Des premiers boat people asturiens et basques en 1937 à la Retirada (l'exode massif) en février 1939,  des milliers de réfugiés trouveront asile dans le Finistère. Rien qu'en 1937, 1.615 réfugiés dont 789 enfants, 769 femmes et 57 hommes vont se répartir dans 75 communes de la pointe du département.
Les panneaux racontent la vie de ces réfugiés. Ils parlent aussi de ces Bretons engagés dans les Brigades internationales. L’histoire émouvante de Michel Morvan, Albert Rannou, François Querou, ouvriers brestois engagés en Espagne, y est particulièrement mise en valeur.
Plusieurs témoignages viennent éclairer les propos, permettant au public de prendre connaissance de bien des événements qui ont jalonné le parcours, souvent douloureux, de ces réfugiés qui ont connu la vie dans des camps installés à la hâte sur les plages du Rousillon. Il est aussi question de retour. Certains de ces réfugiés reviendront chez eux, d’autres refuseront ce retour. Franco est toujours au pouvoir. Ceux-là participeront à l’édification du Mur de l’Atlantique, à la création de la base militaire de Brest. Beaucoup  rentreront ensuite dans la Résistance.
L’exposition est ouverte jusqu'en janvier au Conseil Général, elle sera ensuite présentée par les membres du comité de jumelage dans divers établissements scolaires quimpérois.

UN PARTENARIAT ENTRE CENTRES SOCIAUX:
Tidiane Diouf est directeur du centre social "Les abeilles" à Quimper. Très ouvert sur les cultures et échanges internationaux, il participe au Comité de Jumelage et met en place une initiative originale puisqu'il s'agit de rapprocher son centre social et les "centros cívicos" d'Ourense. Il participait d'ailleurs à la visite effectuée en novembre dernier avec Jean-René Dagouat et les responsables du jumelage.
"L'an dernier,  nous confie-t-il, lors de la fête du centre social "Les abeilles", nous avons eu la visite d'une délégation d'Ourense conduite par Mme  Marga Martin, adjointe aux affaires sociales et chargée des "centros cívicos" de récente création puisque mis en place en 2008 par la nouvelle municipalité. Dans le cadre du jumelage entre nos deux villes, les élus galiciens ont voulu en savoir plus sur notre propre organisation, l'implication des habitants. D’où ce partenariat, cet échange d'expériences  avec nos centres sociaux qui doivent déboucher sur la mise en place d'un comité d'usagers à Ourense. Un voyage est prévu pour cette année et les habitants du quartier de la Terre Noire pourront à leur tour se rendre en Galice et établir des liens d'amitié avec la population locale".

 UN ACCORDEONISTE DE AS PONTES AUX ETAT-UNIS AVEC CARLOS NUÑEZ ?
Deux jeunes violonistes, un saxophoniste, un accordéoniste de As Pontes, Andrés Penabad Cebreiro , et un gaitero participeront à la finale de la "Bourse d'excellence artistique" attribuée par la Fondation "Galicia obra social" en collaboration avec Carlos Nuñez. Le lauréat accompagnera le célébre gaitero lors de sa tournée aux Etats-Unis en février et mars 2015, laquelle s'achèvera à Washington pour la Saint Patrick.

 

LORIENT-VIGO: Pierre Joubin, Mickael Micheau-Vernez et des professeurs de l'UBS-Lorient ont rencontré en octobre M. Jean-Paul Solaro maire-adjoint chargé des relations internationales. S'il n'y a pas de Comité de jumelage, M. Solaro estime qu'il y a néanmoins des échanges et il a été convenu "de s'informer mutuellement" …
 
PETICION DE HERMANAMIENTO:
El municipio de Plouisy, cerca de Guingamp (Côtes d'Armor, norte de Bretaña) desea hermanarse con otro de Galicia. Cuenta unos 2.000 vecinos. Web: www.mairie-plouisy.fr

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DEUX LIVRES GALICIENS TRADUITS EN BRETON:
Mark Kerrain, écrivain et enseignant breton né en 1952 à Runan (Cotes d'Armor) vient de traduire après "La langue des papillons" de Manuel Rivas ("Teod ar balafenned" aux éditions An Alarc'h ) deux autres ouvrages galiciens.
Après des études de breton, Mark Kerrain l'enseigne lors de cours du soir, stages, lycée, puis à l'Université Rennes 2. Il a publié une méthode de breton, des ouvrages pédagogiques, des traductions, des poésies, des nouvelles, des chansons.

O misterio dos fillos de Lúa,   "Kevrin ar c'hizhier bihan",de  Fina Casalderrey
David, un garçonnet de X ans, nous raconte les "mystères" de sa chatte Lua dont les petits disparaissent régulièrement. Lua doit accoucher pour la troisème fois et David, avec l'aide de son amie Blanca, est décidé à éclaircir le mystère et découvrir où vont les chatons. Les enfants préparent un cocon douillet pour cette troisième portée où la chatte donne le jour à quatre petits. Comme la chatte commence à les lécher, les enfants horrifiés croient qu'elle va les croquer. La maman leur explique que c'est tout à fait naturel et révèle la vérité: c'est le chien des voisins qui a dévoré les chatons. Cette fois, les petits sont sauvés, Lua, David et Blanca sont on ne peut plus heureux.

Fina Casalderrey Fraga, née en 1951 près de Pontevedra, est professeure de secondaire, journaliste, etnographe et conférencière. Elle a été primée à plusieurs reprises pour son œuvre qui a été traduite dans les langues officielles d'Espagne, et maintenant, en breton !

Cartas de inverno, "Tasmant en ti" de  Agustín Fernández Paz.
Après un long séjour au Québec, l'écrivain  Xabier Louzao revient en Galice. Et y retrouve les lettres envoyées par son ami le peintre Adrián. Dans ces lettres, il lui parle avec enthousiasme de sa nouvelle maison mais avec le temps, les lettres prennent un tour plus mystérieux, inquiétant. Terrifiant même vus les événements étranges qui surviennent dans la maison. Xabier décide de retrouver son ami afin de l'aider …
Agustín Fernández Paz, né à Villalba (Lugo ) en 1947 est enseignant de formation et a achevé sa carrière comme professeur de lettres à l'IES Os Rosais de Vigo. Passionné par la rénovation pédagogique il a publié de nombreux ouvrages et matériels didactiques. En 2008, il a obtenu le prix National de Littérature infantile et juvénile.
Les deux ouvrages sont publiés chez Sav Heol et vendus 10 €.
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QUEL AVENIR POUR LES DÉPLACEMENTS BRETAGNE-GALICE ?

Depuis la pointe du Raz, tel Ith fils de Bréoghan (lire par ailleurs) l'on peut les jours de beau temps, (de très beau temps seulement) apercevoir la Tour d'Hercule et les toits de La Corogne …
Il est vrai qu'il n'y a pas loin entre notre Pointe du Raz et le Cap Fisterra, 349 miles nautiques soit 560 kilomètres, la distance par route entre Quimper et Paris. Mais franchir le Golfe qui nous sépare des cousins galiciens demeure un casse-tête ...
La ligne maritime Saint-Nazaire/Gijón (Asturies) rendait un grand service mais elle a malheureusement cessé son service en septembre dernier.
Quelles sont les perspectives pour faciliter les liaisons entre Bretagne et Galice ?

UNE NOUVELLE LIAISON MARITIME SAINT NAZAIRE-VIGO:
Une nouvelle liaison sera inaugurée le 19 janvier prochain entre les deux villes. De fait elle existe depuis 1974. L'armateur Suardiaz propose déjà deux rotations par semaine à l'aide d'un navire spécialisé capable d'accueillir 110 remorques et 250 voitures, notamment les véhicules neufs (Picasso 2, Partner et Berlingo) fabriqués dans l'usine locale de PSA.
Mystère bruxellois: après avoir supprimé la subvention à LD Lines, l'Union Européenne a mis sur la table plus de 3,5 millions d'euros. L'Espagne et la France (c’est-à-dire nous) devant également mettre la main à la poche. L'objectif étant toujours de réduire le trafic routier, et la pollution de l'air, tout en créant une dynamique économique régionale autour de cette liaison.
Suite à la cessation d'activité de la liaison St Nazaire-Gijon, de nombreux élus ont été sollicités par nos Comités. Deux seulement (Mme Chantal Guittet et l'assistante de Mme Isabelle Thomas) nous ont répondu mais après les phrases de circonstance, aucune traduction effective ne nous est parvenue à ce jour ...

LES LIAISONS AERIENNES:

La Bretagne compte 11 aéroports et la Galice 4. Un récent article du Télégramme (8 décembre)  fait le point sur leurs activités et titrait "Nuages noirs à l'horizon".
A l'heure actuelle, il n'y a aucune liaison aérienne entre nos deux contrées. Et concernant l'avenir, il faut bien prendre en compte le projet de Notre Dame des Landes réaffirmé avec force par le premier Ministre. Il est clair que cette structure si elle est réalisée aura des effets collatéraux dévastateurs sur les autres. Quand donc nos édiles bardés de diplômes comprendront-t-elles qu'il vaut mieux concevoir les choses en terme de complémentarité plutôt que de concurrence et de gigantisme ? L'exemple des aéroports espagnols vides et n'ayant jamais fonctionné devrait pourtant faire réfléchir.
Donc pour aller de Bretagne en Galice et retour, il faut passer par Paris ou, au départ de Nantes, faire escale (plus ou moins longue) à Barcelone.
L'aéroport de Lorient Lann Bihoué (165.000 passagers en 2013) souhaite diversifier ses offres. Après des investissements d'environ 14 M€, il s'oriente vers Southampton et Roissy (nous n'avons rien contre) et … Porto (!) ce qui n'a pas grand-chose d'original puisque les autres aéroports bretons le proposent depuis longtemps. Mais ses dirigeants demeurent ouverts à d'autres options.
Côté Galice, Iberia annonce treize nouvelles lignes et Vueling trois depuis Santiago. Toutes vers l'Europe et le monde mais aucune vers la Bretagne !
Dans un esprit d'aménagement équilibré du territoire nous pensons que le maintien des équipements actuels est justifié et que ceux-ci doivent développer des liaisons complémentaires: Lorient avec Vigo, Brest avec La Corogne, Rennes avec Santiago en équilibrant la fréquence des rotations, Nantes-Atlantique (qui dispose d'un "arrière-pays plus conséquent) pouvant desservir alternativement les trois destinations.
Cela pourrait faciliter tant les déplacements économiques que  personnels ou collectifs (Comités de jumelages, échanges scolaires). L'avion se révélant un mode de transport compétitif mais il faut prévoir les acheminements et déplacements sur place qui seraient réduits et ne nécéssiteraient pas de personnel en permanence.
 
TRANSPORTS TERRESTRES:
Assurément le mode de transport le plus pratique demeure l'autocar allant "de porte à porte" mais le temps de trajet est long et nécéssite souvent une étape au Pays Basque. Compte-tenu des normes en matière de sécurité et des frais de personnel, ce moyen de transport est de plus en plus cher ce qui freine tant les déplacements associatifs que les échanges scolaires.
 
SITUATION IDEALE:
A notre avis et compte-tenu de la dispersion des points de départ et d'arrivée, il faut un maillage équilibré des offres de transports (maritime, aérien, terrestre) sachant qu'aucune solution n'est optimale, que chacune présente des avantages et des inconvénients. Il faut trouver comme en mathématiques, le plus grand dénominateur commun …
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CORRELINGUA – AR REDADEG: 
En Galice, au mois de mai, chaque année depuis l'an 2000, les enfants ont le choix d'aller en classe ou d'avoir congé pour parcourir les rues de leurs villes et villages en clamant leur volonté de parler galicien et affirmer leur identité.
Plusieurs associations culturelles, syndicales, les municipalités et bien sûr les établissements scolaires organisent cette manifestation qui se déroulera du 2 au 13 mai sur le thème "Toujours galiciens" et la volonté d'affirmer l'importance de la langue comme meilleur moyen d'exprimer l'identité et l'unité des galiciens. Les modalités sont nombreuses et variées: courses pédestres, expositions, concerts.
Et comme la prochaine Redadeg aura lieu en 2016, afin de demeurer "en jambes" et affirmer notre solidarité tout en renforçant nos liens avec nos amis galiciens, pourquoi ne pas envisager une participation bretonne à la prochaine Correlingua ?

En Bretaña existe una inciativa similar (y en el País Vasco también). Se llama Ar Redadeg lo que significa "la carrera" en bretón. Es una carrera  popular de relevos de unos 1500 kms que atraviesa Bretaña día y noche a través de 300 municipios.
Los corredores llevan un testigo, símbolo de la lengua bretona, que contiene  un mensaje secreto guardado, que así pasa de mano en mano y se lee a su llegada. Simboliza la transmisión de una lengua bretona viva, creativa y dinámica tras las generaciones y los territorios.
Para sostener proyectos en beneficio de la lengua bretona, los kilómetros se venden y los ingresos se comparten y ayudan los proyectos que pueden incluir educación, ocio, el deporte, la cultura pero siempre promoviendo la práctica del bretón tanto en la vida social como en la familia.
Ar Redadeg defiende el principio de «Brezhoneg ha plijadur!  ¡"Lengua bretona y placer"! Se puede ejecutar con su familia, amigos o colegas, disfrazados o no, con música, se puede seguir la carrera a pie o patines, cochecitos o bicicleta... crear animación o disfrutar de fiestas, conciertos, teatro, puestos de comidas pequeñas... dependiendo de la ubicación y época de la transición de la carrera. Es también una oportunidad para escuchar y ¡utilizar el bretón!
La 5ª edición de la carrera se desarrollará del 30 de abril al 7 de mayo. No se conoce aún el recorrido.
La Redadeg es un evento solidario, deportivo, cultural, popular y festivo y un medio de comunicación cultural y económico fuerte tanto en Bretaña como fuera.
Para saber más:  www.ar-redadeg.org

 
VOEUX DE BRETAGNE ET DE GALICE:

                                                   DESEOS DE GALICIA Y BRETAÑA:

 Comme nous avons beaucoup d'amis en Bretagne comme en Galice, nous recevons de  nombreuses cartes de vœux, autant de petites attentions fraternelles qui contribuent à renforcer notre amitié et nos échanges.
En nous excusant de ne pouvoir publier toutes les cartes reçues,  voici celles de ….
… commençons par la jeunesse avec le dessin de Hugo Marques Dias, 12 ans, qui a remporté le 9° concours de cartes de Noêl organisé par la Fundación Ortegalia. Autre dessin, celui d'Angeles Rodriguez Ferrer dont les œuvres sont toujours teintes de tendresse et d'une certaine nostalgie.
 
Continuons en musique.  Alan Le Buhé, Roland Becker et Oyoun Muzik, Dom Duff, Alvaro et Xosé Seivane, Lume de Biqueira qui nous envoie une rétrospective vidéo:
 
 
 
Chez les institutionnels Madame Pilar Rojo, Présidente de la Xunta, Gilles Maréchal et Annie Le Fevre, responsables de la coopération européenne au Conseil Général des Côtes d'Armor, Julio Lage, Président de l'Association des Entreprises Galiciennes à Madrid qui nous écrit: " Como todos los años llegan estas fechas tan entrañables para todos, por eso un año más os deseo una Feliz Navidad y un año nuevo 2015 lleno de prosperidad y paz. Un fuerte abrazo," Alain Noiret ( Mairie de Lorient), l'Orden de la Vieira, Jean-Pierre Sanchez, consul d'Espagne à Rennes.
Nos amis de l'APFG (Association des Professeurs de Français de Galice) Carlos Vidal et Sandra Rodriguez nous envoient leurs vœux via une vidéo ttp://voice.adobe.com/v/G_D4Z2GIhLx et Sandra en ajoute une autre plus personnelle toute emplie de tendresse http://voice.adobe.com/v/NzgZd5YP4We
Dans le domaine de l'enseignement, Nieves Elvira et Sabin Pita nous envoient une carte de l'IES Moncho Valcarce d'As Pontes.

Les éditions Galaixa, Helena Villar Janeiro, Andrés Pena (Narón), l'Asociación de Vecinos O Cruceiro de Mehá, Teenses Pola Igualdad, le BNG …
Citons également Bretagne-Réunie et Thierry Jolivet, Ti Douar Alre, Charo Cuba (Jumelage As Pontes-Lesneven), Ramon Loureiro (écrivain et journaliste La Voz de Galicia), Angèle Jacq …

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